
Tous les droits de l'Homme pour toutes et tous !
Gulbahor Turaeva et Umida Niazova, défenseuses des droits de l'Homme ouzbèkes, ont été condamnées début mai à six et sept années de détention, la détention d'Umida étant par la suite commuée en assignation à résidence.
Aung San Suu Kyi vient de voir son assignation à résidence prolongée d'un an, au grand dam de la communauté internationale. Derrière elle, le nombre de prisonniers d'opinion que ce régime maintient en détention serait proche de 1200.
Cyndi Sheman, mère d'un soldat américain mort sur le front irakien et symbole du mouvement anti-guerre aux Etats-Unis a décidé d'abandonner, déçue d'un combat pacifique que la majorité de ses propres compatriotes ne semble vouloir comprendre.
Les meurtriers de notre amie journaliste Anna Politkovskaïa courent toujours, les commanditaires de son assassinat semblent loin d'être inquiétés.
Des dizaines de militantes iraniennes, mobilisées autour d'une pétition pour la reconnaissance des droits des femmes, font la une de la presse internationale quand elles se font bousculer, tabasser et arrêter.
Au même moment, Bernadette Sayo Nzale, Présidente de l'OCOCEFAD, voit sa mobilisation en faveur des femmes victimes de crimes sexuels en République Centrafricaine récompensée par l'ouverture d'une enquête du Procureur de la CPI.
Le commanditaire du meurtre de soeur Dorothy, militante des droits des indigènes au Brésil assassinée le 12 février 2005, est condamné le 15 mai 2007 à 30 années de prison ferme, une peine inédite.
Intervenus depuis mon élection à la Présidence de la FIDH, ces événements me concernent. Femmes, militantes de la paix ou des droits de l'Homme, elles ont été victimes ou ont abandonné, certaines obtiennent que leurs combats avancent. Elles et tant de militants à travers le monde, sont tous porteurs d'un seul et même message, une revendication universelle des droits de l'Homme.
Elue à la Présidence de la FIDH, je souhaite pouvoir porter cette revendication. Issue d'une des organisations membres de la FIDH, la LTDH, j'ai été témoin de l'action de la FIDH dans mon pays, la Tunisie. Objet de toutes les "attentions" d'un régime autoritaire, mon organisation a reçu le soutien incontestable de celle-ci. Cette mobilisation à tous les niveaux, je veux y travailler. Chaque situation doit pouvoir bénéficier de la même rigueur anonyme, dont j'ai appris qu'elle n'était pas anonyme, mais portée par des personnes qui s'investissent pour porter jusqu'au bout une cause universelle.
Les droits de l'Homme ne sont pas une utopie, mais une réalité. Cette réalité, elle est incarnée par la revendication universelle de ces hommes et de ces femmes militants, celle des 155 organisations membres de la FIDH, de tous les défenseurs de par le monde. Cette réalité, elle est également au coeur du combat de la FIDH, pour lequel mon engagement, avec vous, est total et de chaque instant.
Merci par avance