Les sans abris et la crise du logement
Mercredi 26 Mars 2008, 18:44
Les sans abris et la crise du logement
Notre association s'est fait connaître durant l'opération du canal Saint-Martin en 2006. Ce campement citoyen organisé avec et pour les SDF, nous a conforté dans la conviction qu'il est nécessaire
et possible pour la société civile d'imposer la défense des plus faibles dans les débats de société.
Depuis l'adoption du droit au logement opposable en 2007, nous continuons notre combat en réclamant son application, la plus rapide et la plus juste.
VERS UNE MOBILISATION NATIONALE
Vers une mobilisation nationale
Nous nous ressentons chaque jour un peu plus orphelin d'un projet de société qui porterait notre pays vers le respect des droits humains fondamentaux. Pour mettre l'Etat et les élus au travail sur
la crise du logement, nous avons besoin de peser avec l'ensemble des citoyens sur cette question. Afin d'y parvenir, nous poursuivons notre travail d'interpellation, d'information et de
sensibilisation sur l'ensemble de l'hexagone.
Du 15 mars au 15 mai 2009, nous partons pour un tour de France des poches de mal logement. Notre périple va nous conduire, caméra au poing et en quasi direct chaque jour sur le site, dans une
quinzaine de grandes villes particulièrement concernées : Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Lille, Bordeaux, Montpellier, Strasbourg, Nice, etc... Dans chacune d'elles, nous irons à la rencontre
des mal logés, des travailleurs sociaux, des associations, des étudiants, des retraités, des élus... et cela à travers :
. Des projections du film "Enfants de Don Quichotte (Acte 1)"
. Des débats publics dans les universités, les centres d'hébergement, les lieux de vie associatifs et militants
. Des installations temporaires de campements citoyens dans le centre des villes ou dans ses banlieues
À chaque fois, nous tenterons d'attirer le regard des médias sur les problématiques locales du mal logement, d'éclairer le travail et les besoins des associations, et de mobiliser l'ensemble de la
population pour l'amener à réclamer une véritable politique de rupture à ses élus.
Nous partons cette année, armés de quelques centaines de tentes et d'une caméra, à la rencontre de ces populations précarisées, en attente de solutions de logement dignes et pérennes. Nous les
filmerons, nous recueillerons et diffuserons sur notre site Internet leurs expériences, leurs colères et leurs espoirs. Nous partagerons avec eux et avec vous, leurs interrogations, leurs doutes,
mais aussi et surtout leurs idées sur les façons d'agir ensemble pour qu'une véritable politique publique du logement et de l'hébergement se mette en place.
Si nos revendications légitimes ne sont entendues d'ici là par les pouvoirs publics, nous organiserons une action nationale où des milliers de tentes seront déployées le 15mai sur tout le
territoire.
Les médias, locaux et nationaux, comme il l'ont fait par le passé, devraient nous aider à rendre visible cette misère silencieuse. Mais nous comptons aussi sur vous, localement, pour relayer notre
indignation et la faire partager par vos proches.
Afin de faire pression sur les pouvoirs publics, nous vous invitons dès maintenant à vous mobiliser pour les campements du 15 mai 2009.
C'est parce que nous sommes un véritable mouvement pacifique, citoyen et non partisan, un mouvement balayant l'ensemble de la société, que notre combat est juste.
C'est parce que nous sommes déterminés à infléchir la politique menée par le gouvernement sur la question du logement et de l'hébergement que nous réussirons.
Pour mener à bien ce Tour de France du mal logement nous devons principalement financer:
. Achat d'une fourgonnette pour assurer le déplacement de l'équipe et du matériel durant la tournée
. Achat de 1000 tentes de camping (Tentes Queshua type "3secondes")
. Achat d'un rétroprojecteur pour assurer les projections du film "Les Enfants de Don Quichotte (acte1)"
. Développement et entretien du site internet de l'association
La liberté de parole de beaucoup d'associations méritantes est empêchée par le système de subventions publiques et le chantage permanent que constitue son utilisation par les autorités publiques.
Si nous avons avant tout besoin de votre présence dans la rue, notre indépendance financière est primordiale et nous ne la conserverons qu'en demeurant complètement affranchis des subventions
publiques
sans-papiers.
toujours choisi de dire : - Oui à l'abri pour tous, - Non à l'abandon d'hommes à une vie animale tandis que d'autres vivent dans l'opulence ! Avec mes faibles moyens, je vous soutiens et nous dis :
CONTINUONS ENSEMBLE D'EXIGER, SANS PEURS ET SANS REPROCHES, LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS ! Marie-Noëlle.
BRAVO!!!
donc de tout coeur avec vous. Et bravo pour votre trés belle initiative.
"donquichottesque" est apparu comme une nécessité incontournable, comme la nouvelle évidence. Chapeau bas ! Attention toutefois, car la nouvelle donne économique, ne va pas faciliter les choses.
le mérite d'exister, je vais faire passer l'info, et vous souhaite bon courage pour votre combat, car vu la crise et le pouvoir en place, je suis de tout coeur avec vous et votre association, j'ai
étée moi aussi SDF, et m'en suis sortie, maintenant, les ordi que j'ai chez moi, ont tous veosearch, et votre asso, j'espère que mes enfants feront aussi pleins de recherches pour pouvoir vous
rapporter un peu de moyens supplementaires, bravo .. pour votre mobilisation, je suis de tout coeur avec vous, amitiés
géographiquement .. Je pense que les sans abri ont choisi leur quartier de vie et que leur choix répond à un besoin que les municipalités ne peuvent assumer . Dans le meilleur des cas ce que je dis
là est compréhensible , dans le pire des cas c'est trop abstrait pour beaucoup .. Dans tous les cas , je pense que les fondateurs de Don Quichotte devraient négocier avec les municipalités l'octroi
de terrains vides ou de lieux désaffectés que les sans domiciles pourraient investir et transformer avec la récupération en habitats simples mais corrects ainsi que disait Le Corbusier , les
bébévoles architectes et designers peuvent aider ainsi que moi même quand je m'ennuie , avec pour condition que cela ne dépende que de sa propre envie