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Choisissez UBUMI et suivez son actu ! En Afrique du Sud, les rumeurs de violences xénophobes se multiplientMercredi 21 Juillet 2010, 10:36
OUEST FRANCE lundi 19 juillet 2010 Simples rumeurs ou annonces de prochaines violences intercommunautaires ? Dans les townships sud-africains, du Cap à Johannesburg, la psychose de la xénophobie a repris. Selon les bruits qui courent, la fin de la Coupe du monde devrait marquer le début d’une période de violences envers les milliers de migrants et de clandestins venus du reste de l’Afrique. « C’est calme mais on a peur », reconnaît Patricia, une Zimbabwéenne à qui on a donné une semaine pour « dégager » de Tembisa, un township au nord-est de Johannesburg. Ces bruits ont été pris au sérieux par les autorités qui ont lancé des mises en garde à tous ceux qui décideraient de s’en prendre aux Zimbabwéens, Mozambicains, Angolais, Zambiens qui se sont installés en Afrique du Sud. Le gouvernement et la police ne tiennent absolument pas à devoir gérer une nouvelle explosion de violences xénophobes ; la dernière, en mai 2008, avait fait au moins 65 morts et provoqué l’exode d’une centaine de milliers d’Africains chassés de leurs baraques par des Noirs sud-africains qui les accusaient de leur « voler le travail ». L’accusation persiste. « Ils nous volent ; ils acceptent du travail pour presque rien », accuse Zoleka qui exige le renvoi des étrangers dans leurs pays. « Beaucoup sont déjà partis », ajoute Patience, une lycéenne de 19 ans. Effectivement, des milliers de Zimbabwéens ont préféré quitter l’Afrique du Sud et attendre que la situation se stabilise. Des camps de transit ont été installés à la frontière entre l'Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Botswana. Pour l’heure, les violences sont sporadiques et localisées aux townships du Cap où des boutiques de marchands somaliens ont été incendiées ou pillées. Plusieurs meurtres de migrants originaires d’Afrique de l’Ouest y auraient été commis ; un jeune Somalien a été tué ; ce lundi, d'une balle dans la tête. « La xénophobie existe mais elle ne ressort pas d’une forme de racisme, explique un chercheur sud-africain de l’université du Cap. La xénophobie témoigne d’une double concurrence. D’une part, c’est une concurrence pour la survie. Ces violences sont liées au chômage, au manque de logement et à l’absence de services publics dans les townships. D’autre part, c’est une concurrence commerciale ; les cibles sont souvent des commerçants étrangers, Somaliens et Éthiopiens dans la région du Cap, qui ont ouvert des échoppes et qui contrôlent une partie du commerce informel. Ils font de la concurrence aux Sud-Africains. D’où des rapports qui affirment que des types sont payés pour aller mettre le feu aux échoppes et forcer les étrangers à fuir ». Retrouvez cet article sur http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-En-Afrique-du-Sud-les-rumeurs-de-violences-xenophobes-se-multiplient_3637-1450592_actu.Htm Ajouter un commentaire
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au fait dans la Croix un article sur un journaliste haïtien
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