
L'association "1001 fontaines pour demain" est une ONG (créée en 2004) oeuvrant dans le domaine de l'eau potable. Notre initiative est très particulière, car elle s'adresse aux petites communautés rurales des pays en voie de développement (communautés souvent laissées, aujourd'hui, à l'écart des projets classiques d'accès à l'eau potable) en visant à leur permettre, à partir d'eau de surface, de satisfaire, par elles-mêmes et sans infrastructures ni compétences spécifiques, leur besoin en eau de boisson.
Nous pensons que notre approche est applicable dans tout pays disposant d'une eau de surface abondante et où il existe une certaine culture "entrepreneuriale" (càd où la possibilité de monter une activité économique au service du village sera perçue comme une véritable opportunité de sortir de la pauvreté).
Des pays comme l'Inde, le Bangladesh (berceau de la micro-finance), l'Indonésie ou le Viet-Nam sont donc en première ligne pour de futurs déploiements hors Cambodge.
L'Afrique australe (Kenya, Tanzanie, Malawi, etc...) répond également à ces critères et il nous a semblé intéressant (l'opportunité s'étant présentée) de faire une expérience pilote à Madagascar pour appréhender les éventuelles différences (s'il en existe) entre un futur modèle "africain" et le modèle "asiatique" aujourd'hui développé au Cambodge.
Réponses dans une bonne année ...
Cette eau de boisson est produite à partir de l'eau de surface (une mare, un lac), purifiée par un système à base d'ultra-violet alimenté par énergie solaire, et revendue en bonbonnes de 20 L aux gens du village (au prix de 0,7 centimes d'euro le litre).
Cette micro-entreprise est donc une entreprise "privée", mais qui ne peut réussir que si la fonction qu'elle joue est perçue par les habitants du village comme leur apportant un véritable plus. En cela, on peut considérer qu'elle remplace (au moins partiellement) ce qui devrait être un service public.
Bon week-end